vendredi, 05 septembre 2008
Nobody's perfect de Lofofora
JE HAIS L’ARGENT !
CA NOUS GACHE LA VIE, NOTRE PLANETE !
PUTAIN D’HUMANITE !
Ici on sait qu’on ne doit pas appeler « nègre »
le petit enfant maigre
qui tous les soirs meurt dans ton assiette,
des mouches autour des yeux,
comme sortis de la tête.
Ici on sait, alors, avec la larme à l’œil,
on reprendra bien un petit bout de fromage allégé
pour surmonter le deuil,
ça nous donnera du courage.
Je mets deux sucres dans mon café
arabica moulu sous vide, labellisé
esclavagisme équilibré.
Bonne conscience. Bon marché.
Restons corrects. Nobody’s perfect.
Ici on a la preuve en image, la vérité incontestée.
On a le droit de savoir
ou, en tout cas, d’y croire
sans faire de vagues dans les idées bien arrêtées.
Ici on dit « C’est grave ! »
quand quelques gars paumés
font cramer des bagnoles, et puis on trouve normal
de saccager un pays entier
pour lui piquer son pétrole.
Ici on est du bon côté de la barrière,
on a la liberté d’expression
en demandant la permission,
gentiment manifestation entre république et nation.
Restons corrects. Nobody’s perfect.
Singes savants, morts-vivants. Restons corrects.
Chacun sa caste, tous dans la secte. Nobody’s perfect.
Puisqu’on s’on s’y fait, soyons heureux, vivons cachés.
Si l’on n’a rien de mieux, soyons heureux, vivons cachés.
Et si ça nous plait, soyons heureux, vivons cachés.
Même un jour sur deux, soyons heureux vivons cachés.
Pour ne pas être déçus, attendons-nous au pire !
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samedi, 23 février 2008
Lofofora - Série B
Une seule étincelle peut faire exploser le gaz.
Comprenez-moi, permettez-moi de réagir à quoi me semble important. Pourtant je sais que, même en réunissant le maximum de ma volonté, jamais je ne changerai les hommes. Oui, ceux-là même qui ont fait de ta vie une chienne, un conflit armé motivé par le profit, chacun participant seulement dans sa catégorie. Alors, comme ça, il parait qu’on n’est pas tous du même monde. Stop net ta route, écoute-moi quelques secondes, laisses-moi semer le doute. Allons, soyons moins cons que des supporteurs dans une tribune de foot qui se foutent sur la gueule pour la couleur du maillot à laquelle ils s'identifient comme aux pensées de Mao. Une seule idée pour plusieurs cerveaux, désolé mais ça ne vole pas haut. Je ne me prends pas pour un dieu, non, je ne suis pas un géant, et même si elle n'est rien au milieu de l’océan, une simple goutte d'eau peut faire déborder le vase : c'est ma façon d'aborder le malaise à la base. Je ne crois pas que l'équilibre soit de rester immobile, se contenter de contempler la vie qui défile comme un film de série B dont tu connais la fin, même si tu ne l'as pas écrite de ta main. Le script est directement inspiré du passé, sans tirer de leçon des clichés dépassés, de trop vieux schémas rabâchés, jamais remplacés. Tout le monde à sa place et les moutons sont bien gardés. On pourrait continuer pendant des années, je pense, à se regarder ainsi en chiens de faïence, mais quel que soient ton quartier ou les traumas de ton enfance, la lucidité ne fait pas de préférence. Ton identité se laisse aller à des références d'une culture de merde qui te faire perdre le sens des valeurs de cœur, d'où te viennent la puissance et l'humilité qui te mène à la connaissance. Explique-moi comment comptes-tu obtenir le respect ? Je ne te parle pas de tenir en respect. Tu le sais, un jour ou l'autre, tout se paie en nature bien sûr, pas en petites coupures. Tu n'y échapperas pas même si tu joues les durs avec une guitare qui sature, le samedi soir en voiture. Trainer en bande, c'est sûr, ça rassure, comme les connards à képi, producteur de bavures. Penchons-nous plutôt sur ce qu'il nous reste à faire : l'essentiel et le nécessaire. Sinon à quoi sert la galère ou de passer des journées entières à fumer des dosbés la fenêtre fermée. Refaire le monde sur un canapé, c'est à la portée du premier beauf affalé devant le JT. Tu veux que les gens réagissent alors commence par réagir ! Allez, donnez l'exemple plutôt que de subir !!!
Une seule étincelle peut faire exploser le gaz : c’est ma façon d’aborder le malaise à la base.
vendredi, 14 septembre 2007
Fin de "Nuits et Brouillard"
[...] Une eau froide et opaque comme notre mémoire. La guerre s’est assoupie, un œil toujours ouvert. L’herbe fidèle est venue à nouveau sur les appleplans autour des blocs. Un village abandonné, encore plein de menaces. Le crématoire est hors d’usage, les ruses nazies sont démodées… Neuf millions de morts en ce paysage. Qui de nous veille de cette étrange observatoire pour nous avertir de la venue des nouveaux bourreaux ? On-ils vraiment un autre visage que le notre ? Quelque part parmi nous, ils restent des capos chanceux, des chefs récupérés, des dénonciateurs inconnus, il y a tous ceux qui n’y croyaient pas, ou seulement de temps en temps. Il y a nous, qui regarderont sincèrement ces ruines comme si le monstre concentrationnaire était mort sous les décombres, qui feignons de reprendre espoir devant cette image qui s’éloigne, comme si on guérissait de la peste concentrationnaire. Nous qui feignons que croire que tout cela est d’un seul temps d’un seul pays, et qui ne pensons pas à regarder autour de nous, et qui n’entendons pas qu’on crit sans fin...
22:10 Publié dans Science, Tout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nuits et Brouillard, Humanité, connerie, camps de concentration, Lofofora
vendredi, 07 septembre 2007
Lofofora - Bienvenue & Bonus
Deux yeux s’écarquillent sur un film flou, une photo de famille, le voilà chez nous, le bruit parait plus fort que dans le ventre doux, pour toujours en dehors, bienvenue sur la terre. Tous ces bras qui se tendent ne lui veulent que du bien, lui rendent des sourires en espérant le sien. Aujourd’hui on oublie les conflits, les chagrins. Son regard est si clair. Les femmes versent des larmes, les hommes versent du vin, et c’est pour lui qu’ils boivent aux meilleurs lendemains. Et on lève nos verres, comme les promesses en l’air, d’un univers fait d’or et de lumière. On lui souhaite des guerres, qu’il en sorte vainqueur, et des filles légères pour leur briser le cœur. On pardonne déjà ses futures erreurs, parlons pas de malheur, bienvenue sur la terre. Bienvenue sur la terre. Pourvu qu’il réussisse tout ce qu’on a raté, pourvu qu’il saisisse des occasions manquées, et s’il s’accroche au fil du temps à rattraper, habile et volontaire, ses parents seront fiers. On le croit encore vide, mais il connaît le sens de nos rires, de nos rides, et de nos espérances. Laissons-le s’endormir, il peut encore attendre pour demain nous entendre, nous mentir et nous taire. Premiers jours en dehors du ventre chaud et tendre, bienvenue sur la terre. Bienvenue sur la terre. Bienvenue sur la terre...
19:30 Publié dans Musique, Science, Tout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lofofora, chanson pour enfant, humanité, bébé, nouveau né, bienvenue
samedi, 05 mai 2007
Lofofora - La peur du vide
Notre futur a commencé, il y a bien longtemps,
Dans un cri de vengeance, la chair, le sang
Nous éblouit quand il se repend.
Il laisse un goût de mort posé sur la langue.
Voilà le mensonge, la folie qui nous sangle
A la peur du vide.
Au bord des falaises, aligné par le vertige
Est venu germer le malaise, qui nous envahit, se fige.
Nos jugements nous disent coupables, nous affligent.
On sait au fond qu'on a raté quelque chose,
Perdu la beauté, la vie dont on dispose
Dans la peur du vide.
Restez bien accrochés à tout ce qui nous tient,
Pour que toujours aujourd’hui ressemble à demain.
Demeurez immobiles et donnez-vous la main.
Jamais un pas de trop vers l’inconnu,
Limitons-nous à ce qu’on a vécu
Dans la phobie qui nous freine, nous retient, nous obsède.
La peur du vide contient et devient tout ce qu'on lui cède.
Est-il possible que l'on aille
Tomber plus bas encore,
Si la foi ancrée au fond des failles
N'est plus d'aucun ressort ?
Aucune passerelle, aucun passage, aucun guide
Ne traversera jusqu'à l'autre rive
Devant la peur du vide.
LA PEUR DU VIDE !
LAISSEZ MOI TOMBER !
LAISSEZ MOI TOMBER !
LAISSEZ MOI TOMBER !
00:00 Publié dans Musique, Science, Tout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lofofora, vide, peur du vide, société, humanité, humains, lucidité
vendredi, 27 avril 2007
Lofofora - Psaume CAC 40
Obéissez aux mirages qu’on implore,
Applaudissez les images qu’on adore.
Reflets éblouissants
De la fièvre de l’or
Nourris en souriant
La mâchoire qui te mord.
Canalisés en point de mire,
Aseptisés, jamais faiblir.
Hypnotisés, aimer souffrir,
Civilisés, jamais s’enfuir.
Œuvrez pour un bonheur parfait,
Un rêve comme en fait la télé.
Dieu est mort pour te rappeler
La vie que tu lui dois à jamais.
Gloire aux puissants,
Aux dogmes les plus forts,
Donne sueur et sang,
Le plaisir dans l’effort.
Les fauteuils seront chers
Au dernier jugement,
Sous l’œil de Lucifer
Assis au premier rang.
Tremblez mortels sur la terre comme au ciel.
Terrorisés par l’avenir,
Paralysés par le désir.
Stigmatisés, aimer souffrir,
Civilisés, jamais s’enfuir.
Œuvrez pour un bonheur parfait,
Un rêve comme en fait la télé.
Dieu est mort pour te rappeler
La vie que tu lui dois à jamais.
20:55 Publié dans Musique, Science, Tout | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Lofofora, Paranoïa, humanité, humains, société
jeudi, 12 avril 2007
Lofofora - Mondiale Pananoïa
Ceci n'est pas un test, vous êtes dans la réalité.
Tous ces gens qui vous détestent n'ont que la mort à mériter.
Soyons vigilants ensemble pour éviter le danger.
Déclarez sans délai tout agissement suspect
Dans l'intérêt de tous et pour votre sécurité.
Menace terroriste, ils ont dit.
La guerre pour la paix, ils ont fait.
Devoir, sacrifice, ils ont dit.
Le spectacle est complet, soyez prêts.
Non, la révolution ne sera pas télévisée,
La liberté sous condition d'un nettoyage organisé.
On vous averti, on vous a visé.
Sauver ma carcasse, ils ont dit.
La guerre pour la paix, ils l’ont fait.
Réplique efficace, ils ont dit.
Le spectacle est complet, désormais soyez prêts.
Levez le rideau.
Mondiale parano !
Mondiale parano !
Mondiale parano !
Mondiale Paranoïa !
13:35 Publié dans Musique, Science, Tout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lofofora, Paranoïa, humanité, humains
samedi, 23 décembre 2006
Je m'en fous du titre.
Petit coups de blues... Gros coups de gueule contre moi-même et les humains... Comme d'habitude...
Demain, je pars à la montagne pour une semaine, rien de plus banale pour une famille de mon niveau de vie...
Le sujet de ce coups de blues/gueule, c'est le chien...
Rage contre moi ! Je pars loin pendant une semaine sans même être sûr qu'il sera bien chez Fred (le voisin qui le garde) avec Symphonie (une chienne), donc plutôt dans une bonne situation...
Je m'en veux de l'avoir adopter seul, sans sa soeur qui n'avait pas encore de preneur potentiel (je sais maintenant qu'elle a été adoptée à son tour). Je veux que nous adoptions un second chien pour tenir compagnie à Samy... Au moins qu'ils se fassent chier à deux...
Je voudrais qu'il soit libre... Les rêves de liberté...
Samy devrait dire ou me faire comprendre :
"Ravale tes sourires, ramasse tes promesses, on achète pas les chiens comme moi avec des caresses. N'insiste pas, maintenant il faut partir. Qu'il ne reste que de toi et moi qu'un mauvais souvenir.
Pour rien au monde, je n'entrerai dans le tien. Pour rien au monde je te voudrais dans le mien.
Nous n'avons jamais rien eu à faire ensemble, regarde-toi, regarde-moi, rien ne nous rassemble. Je reconnais la force des différences, mais en ce qui nous concerne maintenons la distance.
Ma vie n'est pas à prendre, mon âme n'est pas à vendre. Arriviste, hypocrite, anguille et rapace, je me passerai de toi pour penser à ma place, pour me torcher le cul et m'apprendre à vivre. Déjà
d'autres sont prêts à te suivre. Reste loin de moi !"
(Rien au monde - Lofofora)
Déjà que nous nous interdissons la liberté... Au moins qu'on laisse les autres libres...
Kill yourself now, cry later.
00:25 Publié dans Tout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lofofora
mercredi, 18 octobre 2006
Lofofora - Aveugle et sourd
De l’autre côté vit l'étranger, l’ennemi. Sans savoir qui il est, d’aussi prêt on en devine le bruit. Toujours plus mauvais, moins futé qu'il ne croit, son envers ne vaudra jamais mon endroit. Par le pouvoir des briques et du ciment, et qu’il n’en soit jamais autrement.
Rendez-vous à l'évidence, le temps suivra son cour. Derrière les murs de silence sort comme un cri aveugle et sourd.
De notre côté l'air est pur et l'herbe plus verte. Le geste et la parole sont sûrs, les filles mieux faites. Qu'il ose tendre la main ou avancer d'un pas, implacable, je ne l'épargnerai pas. Par le pouvoir des briques et du ciment, il n'en sera jamais autrement.
Rendez-vous à l'évidence, le temps suivra son cour. Derrière les murs de silence sort comme un cri aveugle et sourd. Comme un cri aveugle et sourd !
Toi qui l'a vu, approche et raconte nous la créature. Connais t-il de la honte à ne pas être des nôtres, l'oiseau de mauvais augure ? Jouirait-il en secret de plaisirs que j'ignore, pervers et contres nature ? Est-ce que cet insecte de malheur nous guette au travers des fissures ? Miradors et Judas, répondez-moi ! Sont-ils comme on le croit : un peuple aux abois ? Ont-ils des alpinistes, des sauteurs à la perche ? Leurs femmes sont-elles stériles et la terre est-elle sèche ?
Rendez-vous à l'évidence, le temps suivra son cour. Derrière les murs de silence sort comme un cri aveugle et sourd.
Rendez-vous à l'évidence, le temps suivra son cour. Derrière les murs de silence sort comme un cri aveugle et sourd.
21:00 Publié dans Musique, Tout | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Lofofora
dimanche, 03 septembre 2006
Lofofora - Dur comme fer
-
Croire en un dieu qui ressemble à nous,
Un de ceux qui méritent qu'on se mettent à genoux.
Suivre le chemin que sa main désigne.
Son livre possède des secrets, des signes.
Porter en offrande ce que nous demandent les statues de marbre et de bronze
Entendent nos pensées honteuses et guident nos âmes
Quand la passion enflamme les rêves et les drames.
Traquer la conscience dans les parfum d'encens.
Celui qui l'attrape plus jamais ne descend aux tréfonds du temps
Dans un couloir étroit qui vous glace le sang.
Il fait noir et froid !
Dur comme fer
Croire en soi-même puisque dieu est mort.
Tout miser sur la gloire et le pouvoir de l'or.
Plus rien ne vaut le coût de freiner sa course.
Tout shooter pour s'acheter la peau de l'ours.
Entrer dans la légende où des hommes forts,
Armés de revanche conjurent le sort,
Pareils à un aigle vainqueur de batailles
Au dessus des faibles que la peur assaille.
Inventer l'histoire dont on est l'acteur principal,
Une star sous les projecteurs,
Qui jamais ne meurt parce qu'on ne l'oublie pas,
Pour qu'un jour, un autre en suive les pas.
Dur comme fer.
Dur comme fer.
Dur comme fer.
Perdus, pantins, partons chercher le lien,
Le bout du fil qui nous soulève et nous tient debout.
Debout !
Dur comme fer
Dur comme fer
Croire en l'amour
Toujours plus fort que la mort,
En attendre un retour de bonheur sans remords.
Lui donner son corps pour atteindre le ciel
Et retomber fou d'un crime passionel.
Croire en la nation au nom de la patrie.
Mourir pour son pays le sourire au fusil.
Porter une croix, une bannière belle et fière,
Combattant d'honneur décoré au cimetière.
Dur comme fer
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12:25 Publié dans Musique, Tout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lofofora, reflexion

