dimanche, 19 août 2007
Les droits de l'Homme-sandwich - Les Malpolis
(PREAMBULE) En ce début de troisième millénaire, les nations et les peuples de la planète, solennellement réunis, ont décidés de proclamer comme idéal commun à atteindre :
la nouvelle déclaration universelle des droits de l’homme-sandwich. (ARTICLE PREMIER) Tous les êtres humains naissent libres devant leur télévision et égaux en coupures publicitaires. (ARTICLE 2) Nul ne peut être inquiété ou arrêté arbitrairement en raison de ses opinions, puisque tout le monde pense la même chose. (ARTICLE 3) Chaque citoyen peut librement transmettre ses idées, à condition de disposer des
capitaux nécessaires et d’un plan marketing rigolo ou sexy… C’est la nouvelle déclaration universelle des droits de l’homme… sandwich. (ARTICLE 4) Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des traitements cruels ou dégradants,
sauf s’il est déterminé à entrer sur le marché du travail. (ARTICLE 5) Quiconque travaille, a droit à une rémunération lui assurant une capacité de
consommation conforme à la dignité humaine. (ARTICLE 6) Toute société dans laquelle la garantie des droits fondamentaux n’est pas assurée,
ni la séparation des pouvoirs déterminée, est appelée société par action et peut être cotée en bourse. C’est la nouvelle déclaration universelle des droits de l’homme… sandwich. (ARTICLE EN SOLDE) Tout individu est encouragé à critiquer le système en place, de façon à renforcer
l’illusion de tolérance du dit système.
13:55 Publié dans Musique, Science, Tout | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Malpolis, Humanité, consommation, déclaration universelle
samedi, 18 août 2007
La Corrida - Francis Cabrel
Depuis le temps que je patiente dans cette chambre noire, j’entends qu’on s’amuse et qu’on chante au bout du couloir. Quelqu’un a touché le verrou et j’ai plongé vers le grand jour. J’ai vu les fanfares, les barrières et les gens autour.
Dans les premiers moments, j’ai cru qu’il fallait seulement se défendre. Mais cette place est sans issue, je commence à comprendre. Ils ont refermé derrière moi, ils ont eu peur que je recule. Je vais bien finir par l’avoir cette danseuse ridicule.
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Andalousie, je me souviens les prairies bordées de cactus. Je ne vais pas trembler devant ce pantin, ce minus. Je vais l’attraper, lui et son chapeau, les faire tourner comme un soleil. Ce soir la femme du torero dormira sur ses deux oreilles.
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
J’en ai poursuivi des fantômes, presque touché leur ballerine. Ils ont frappé fort dans mon cou pour que je m’incline. Ils sortent d’où ces acrobates avec leur costume de papier ? Je n’ai jamais appris à me battre contre des poupées.
Sentir le sable sous ma tête, c’est fou comme ça peut faire du bien. J’ai crié pour que tout s’arrête. Andalousie, je me souviens. Je les entends rire comme je râle, je les vois danser comme je succombe. Je ne pensais pas qu’on puisse autant s’amuser autour d’une tombe.
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Si, si hombre, hombre. Baila, baila. Hay que bailar de nuevo y mataremos otros. Otras vidas, otros toros y mataremos otros. Venga, venga a bailar... Y mataremos otros.
(Danses, danses. Il faut danser et nous en tuerons encore d’autres. D’autres vies, d’autres taureaux. Et nous en tuerons d’autres. Viens, viens danser. Et nous en tuerons d’autres.)
(OK, c'est très humanisé mais bon, si ça peut faire passer le message chez quelques personnes...)
22:15 Publié dans Musique, Science, Tout | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Corrida, anti-corrida, reflexion, humanité, connerie, erreur

