jeudi, 25 janvier 2007
Guerilla Poubelle - Demain il pleut
A quoi ça sert ? on est tous mort
A quoi tu sers ? je t'aime encore
Comme une bataille déjà perdue,
Une histoire déjà entendue.
Tu vois, c'est pas que je crois en rien,
Je ne crois plus tout court ça me convient
Je suis pas chez moi , je ne vote pas
Je ne suis pas chez toi, il y fait trop froid.
J'ai perdu mon drapeau
En fait je crois plutôt que je l'ai brûlé
J'ai oublié de trouver ça beau,
J'ai oublié que c'était sacré.
Je préfère encore croire en du pire.
Désolé je ne me sens pas bien,
Je suis trop pressé de mourir
Pour écouter ton baratin.
Je m'emmerde, j'ai mal aux yeux
Et dans la ville tous les hommes sont pluvieux
Je m'emmerde, demain il pleut
Et dans ma ville tous les chiens sont boiteux
Tellement rien à dire, obligé de mentir
Tellement rien à faire, obligé d'avoir l'air
Conditionné, auditionné, attentionné, mais on sait t'oublier
Une vie pourrie vaut mieux qu'une putain d'illusion
Une soirée pourrie vaut mieux q'une putain d'émission
Trop d'émotions à exprimer. Heureusement que la page de pub
vient te rappeler que demain il pleut...
On aurait pu construire
Ecrire des poèmes sur les murs
Faire un potager du champ d'Mars
Noyer tous les flics dans la seine
On aurait pu arrêter de boire
Ouvrir les cages des animaux
On aurait du s'ouvrir les veines
Et paris serait beau...
Je m'emmerde mais demain il pleut...
21:00 Publié dans Musique, Tout | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Guerilla Poubelle, TMT
Citations de Pierre Desproges
Le cochon offre de nombreux points de comparaison avec un autre mammifère sans poils passé expert dans l'art de semer la merde et de se vautrer dedans.
Les jockeys ne se doutent pas à quel point les chevaux les détestent. En réalité les jockeys ne comprennent rien aux chevaux. J'en ai parlé à mon cheval. Il opine. (...)
- Pour quelle raison, dit-il, des animaux comme moi, qui broutent dans les hautes herbes, se prendraient-ils soudain d'affection pour des petits nerveux exaltés qui leur grimpent dessus, les cravachent et leur filent des coups de pied dans le bide dans le seul but d'arriver les premiers au bout d'un chemin sans pâquerettes, pour que les chômeurs puissent claquer leurs assédiques le dimanche ?
Je venais d'apprendre à un ami que j'avais acquis une petite chienne. Une bergère. Allemande, certes, mais une bergère.
Sans prendre le temps de réfléchir pour ne pas me faire de la peine, il m'a dit en ricanant : « Ah bon ? Un chien nazi ? Tu lui as mis un brassard SS ? J'espère qu'elle n'est pas armée, ta carne ? »
Méchanceté gratuite. Envie gratuite de blesser. Tu sais très bien que tu ne risques rien de cette petite boule de poils. Tu n'es même pas juif. Tu sais très bien que le seul prédateur, le seul tueur pour le plaisir, la seule nuisance à pattes, se tient sur celles de derrière, afin d'avoir les mains libres pour y serrer son fouet à transformer les chiots en miliciens bavants.
Contrairement à Villon qui stagnait dans le ruisseau j'ai la chance d'habiter en plein Paris une maison qui donne sur un petit jardin. Quelle joie chaque matin d'ouvrir les volets pour entendre tousser les oiseaux.
Charmante tradition française : quand un cheval se casse une patte (pardon, une jambe), on lui tire aussitôt une balle dans la tête en essuyant une larme furtive : « la pauvre bête n'aurait plus pu rapporter de pognon. »
J'espère que je ne serai pas armé le jour où un propriétaire de chevaux de course se cassera une patte à côté de moi aux sports d'hiver. Je serais capable de tout, pour l'empêcher de souffrir plus longtemps.
20:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pierre Desproges, Realite

