samedi, 23 décembre 2006
Je m'en fous du titre.
Petit coups de blues... Gros coups de gueule contre moi-même et les humains... Comme d'habitude...
Demain, je pars à la montagne pour une semaine, rien de plus banale pour une famille de mon niveau de vie...
Le sujet de ce coups de blues/gueule, c'est le chien...
Rage contre moi ! Je pars loin pendant une semaine sans même être sûr qu'il sera bien chez Fred (le voisin qui le garde) avec Symphonie (une chienne), donc plutôt dans une bonne situation...
Je m'en veux de l'avoir adopter seul, sans sa soeur qui n'avait pas encore de preneur potentiel (je sais maintenant qu'elle a été adoptée à son tour). Je veux que nous adoptions un second chien pour tenir compagnie à Samy... Au moins qu'ils se fassent chier à deux...
Je voudrais qu'il soit libre... Les rêves de liberté...
Samy devrait dire ou me faire comprendre :
"Ravale tes sourires, ramasse tes promesses, on achète pas les chiens comme moi avec des caresses. N'insiste pas, maintenant il faut partir. Qu'il ne reste que de toi et moi qu'un mauvais souvenir.
Pour rien au monde, je n'entrerai dans le tien. Pour rien au monde je te voudrais dans le mien.
Nous n'avons jamais rien eu à faire ensemble, regarde-toi, regarde-moi, rien ne nous rassemble. Je reconnais la force des différences, mais en ce qui nous concerne maintenons la distance.
Ma vie n'est pas à prendre, mon âme n'est pas à vendre. Arriviste, hypocrite, anguille et rapace, je me passerai de toi pour penser à ma place, pour me torcher le cul et m'apprendre à vivre. Déjà
d'autres sont prêts à te suivre. Reste loin de moi !"
(Rien au monde - Lofofora)
Déjà que nous nous interdissons la liberté... Au moins qu'on laisse les autres libres...
Kill yourself now, cry later.
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vendredi, 22 décembre 2006
Misère - Coluche
De Jean-Louis Chautard et Gérard Grandjean sur une musique de Pierre Bénichou et Marie Grospierre : Misère...
Misère, je vous le dis tout de suite, c'est le nom qu'un type a donné à son chien parce qu'il est comme lui. Il l'a trouvé dans la rue, si vous voulez, et il est comme lui alors il le comprend, parce que comme il est dans la rue aussi, il le comprend...
Je me comprends, je me comprends.
Des fois, on a plus de contacts avec un chien pauvre qu'avec un homme riche.
Paf, dans la gueule, ils vont en prendre plein la gueule, ils ne s'en rendent même pas compte.
Je vais me tirer de là-dedans, il fait chaud.
De Jean-Louis Chautard et Gérard Grandjean sur une musique de Pierre Bénichou et Marie Grospierre : Misère.
Je vous le dis tout de suite, ma chanson, elle ne passe pas à la radio et vous ne la verrez pas à la télévision non plus.
Je vous le dis tout de suite, mais elle s'en fout, elle a quelque chose à dire !
Ce n'est pas comme les chansons qu'on voit à la radio et qu'on entend à la télévision.
D'ailleurs que c'est comme ça qu'on les reconnaît celles qui peuvent passer à la télévision, c'est parce qu'elles ont rien à dire.
Paf ! Ah dis donc, qu'est-ce que j'leur mets dans la gueule.
Ils chantent des conneries, des conneries, des conneries...
Je m'excuse, mais merde. Je m'excuse.
Alors tout ça, la chanson est une industrie parce qu'une poignée d'imbéciles a réussi à être moins con que le reste! Y'a de quoi se vanter, j'vous jure.
Je m'excuse, mais merde. Je m'excuse.
Tout ça pour du fric, du fric et du fric, voilà.
Et pour manger du caviar à la louche. C'est qu'il faut être sobre, entre nous, ce n'est pas meilleur à la louche.
De Jean-Louis Chautard et Gérard Grandjean sur une musique de Pierre Bénichou et Marie Grospierre : Misère
Misère, misère…
Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
De toute façon ça ne va pas durer.
Ca va être interdit la vente forcée comme ils font là. Parce que, si on vous passe des conneries, des conneries toute la journée, vous finissez par les acheter.
Vous n'êtes pas raisonnables non plus.
Quand on pense qu'il suffirait que les gens ne les achètent plus pour que ça ne se vende pas.
Hé... de toute façon ça va changer le métier ! Parce que y a pas que dans la chanson que c'est comme ça. Dans le cinéma c'est pareil.
Moi, j'ai un copain il a fait un court métrage sur les chiens d'aveugle. Eh ben, les producteurs en voulaient pas sous prétexte que les aveugles vont pas au cinéma. Merde ! Alors !
Il était très bien son film. Moi je l'ai vu. Ca ne m'intéresse pas, je suis ni chien ni aveugle mais quand même! Il était très bien.
Alors maintenant si les gens ne s'intéressent plus aux choses qui intéressent pas les gens sous prétexte que ça ne les intéresse pas, où on va ? Alors, quelle misère !
Misère, de Jean-Louis Chautard et Gérard Grandjean :
Misère, misère !
C'est toujours sur les pauvres gens
Que tu t'acharnes obstinément.
Misère, misère !
Ca sera donc toujours les salauds
Qui nous boufferont le caviar sur le dos.
Misère, misère !
Tu te fais l'ennemie des petits,
Tu te fais l'alliée des pourris.
Des pourris…
L'argent ne fait pas le bonheur des pauvres,
Ce qui est la moindre des choses,
Convenons-en !
Misère, misère !
Peut-être qu'un jour ton président,
Sentant monter notre colère,
Misère, misère!
Devant les peuples sans frontières,
Alors il s'en mordra les dents !
Misère, misère !
Tu repartiras d'où tu viens
En emportant tous tes chagrins.
Tes chagrins…
L'argent fera bien le bonheur des pauvres,
Ce qui sera la moindre des choses,
Convenons-en !
Convenons-en !
Et voilà.
Ce n'est pas de la merde.23:11 Publié dans Musique, Tout | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Coluche Misère

